Port-au-Prince et sa douce nuit

Lucie Berelowitsch, Gaëlle Bien-Aimé

« La situation de la ville s’est mise au milieu d’eux. Je voulais faire entendre qu’il y a de l’amour malgré tout. On est l’impossibilité de mener des projets d’être en couple. C’est aussi rendre hommage à cette ville, la parcourir d’un point de vue amoureux ».
Gaëlle Bien-Aimé

Dans une chambre de Port-au-Prince, à la lumière d’une bougie, Zily et Ferah s’aiment, vibrent, pleurent, se souviennent et se déchirent au rythme d’une ville en proie à la violence. Zily ne veut pas partir de Port-au-Prince sans Ferah ; mais lui, qui se sent utile ici, ne peut se résoudre à quitter l’île. Comment s’aimer dans une ville qui s’effondre ? Comment aimer sa ville en étant forcé d’envisager de la fuir ? À la fois poétique, sensuelle, drôle, grave et d’une grande délicatesse, la pièce, en partie autobiographique, de Gaëlle Bien-Aimé fait entendre les rumeurs de la ville, les bruissements de la chambre, les échos du créole, ce que c’est que l’amour. Une véritable déclaration à cette capitale autrefois joyeuse, dont la mise en scène de Lucie Berelowitsch, guidée par le souffle des amants et la musicalité de l’écriture, restitue toute la profondeur.

Générique

Texte Gaëlle Bien-Aimé (Prix RFI Théâtre 2022)
Mise en scène Lucie Berelowitsch
Avec Sonia Bonny – comédienne permanente, et Lawrence Davis
Lumières François Fauvel
Musique Guillaume Bachelé
Scénographie Ateliers du Préau sur les conseils d’Hélène Jourdan
Production Le Préau CDN de Normandie-Vire
Coproductions Les Francophonies de Limoges, des écritures à la scène et le CDN de Normandie-Rouen
Avec la participation artistique du Jeune Théâtre National
Avec le soutien de la Cité internationale de la langue française

PETIT PLATEAU
À PARTIR DE 14 ANS
DURÉE : 1H

Saison 2025-2026

Bleckede, AllemagneSchauspielkollektiv • En cours

JerseyArtHouse • 03 et 04 juil. 26 • Ven. Sam.

Revue de presse

C’est une pièce dont on se souvient pendant longtemps tant elle est sensible et juste.

Pierre François • Holybuzz

Gaëlle Bien-Aimé se révèle une fantastique autrice. Son texte semi-autobiographique restitue le collectif et l’individuel. Il embrasse à la fois le politique et le particulier. Il est un grand texte d’auteur.

David Rofé-Sarfati • Toute la culture

La mise en scène de Lucie Berelowitsch est magnifiquement orchestrée et intensifie la musique rythmée des mots qui emplissent ce texte poétique, poignant et éloquent. Sonia Bonny et Lawrence Davis nous émeuvent et nous enchantent par la justesse de leur jeu et leur talent

Claudine Arrazat • critiquetheatreclau.com

La langue très poétique de Gaëlle Bien- Aimé autorise un rapport très charnel entre les deux personnages. Elle sublime le désir, emploie des métaphores puissantes, osées, qui donnent à l’imaginaire la dimension de cette passion qui brûle les deux personnages.

Bruno Fougniès • La Revue du Spectacle

C’est un texte poétique, sensuel et grave, d’une grande délicatesse, qui par de-là une histoire intime évoque la tragédie de Haïti depuis tant d’années.

Chantal Boiron • Ubu

La langue de Gaëlle Bien-Aimé rythmée, tantôt crue, tantôt poétique vibre de sensualité, de colère et de passion. Le créole surgit parfois naturellement, des chants haïtiens remplacent la parole, le corps des amants glisse du sexe à la danse, la passion cède devant des décisions qui n’en sont pas.

Micheline Rousselet • culture.blog.snes

Cette résurgence sempiternelle du chaos, la mise en scène la donne aussi à entendre. Des détonations, qui déchirent en leur centre des disputes ou des chuchotements amoureux, […] la musique, passée à faible volume, crée un espace sonore tout en finesse et entraîne public et acteur·rices dans un monde plein de sensualité.

Julia Wahl • cult.news

La pièce est servie par deux comédiens d’une incroyable puissance évocatrice (Sonia Bonny, Lawrence Davis), d’une irradiante et sensuelle humanité : un vrai bonheur et grand plaisir de retrouver ce spectacle à l’affiche d’une salle parisienne réputée !

Yonnel Liégeois • Chantiers de Culture