Engagements
L’INTERNATIONAL & L’ULTRA MARIN
Lucie Berelowitsch est issue d’une double culture, à la fois française et russe. Elle a effectué ses études de théâtre en Russie, au Conservatoire de Moscou.
Ainsi, le questionnement sur les différentes cultures, leurs mises en commun sur un plateau de théâtre, est au centre de son travail.
Les langues diverses se mélangent, se nourrissent les unes les autres, la musicalité, les différents rituels, rythmes, s’entrechoquent et créent de l’émulation.
Depuis toujours, des coopérations internationales se sont construites : avec Moscou et Vladimir Pankov en 2009, avec l’Allemagne (Théâtre de Magdeburg), avec l’Ukraine (Dakh Theatre, Dakh Daughters…)
Ce volet international, doublé d’un souhait d’ancrage territorial fort, allant du plus proche au plus loin dans un double mouvement, est essentiel dans la dynamique artistique de la compagnie.
Dès cette saison, des projets se construisent ainsi avec le Canada, l’Ukraine, l’Allemagne, Jersey, Haïti et la Guyane pour les territoires ultra-marins
LA TRANSMISSION & L’ÉDUCATION ARTISTIQUE ET CULTURELLE
Diplômée du DE, diplôme d’état de professeur de théâtre, Lucie Berelowitsch développe et réfléchit la question de la transmission et de la pédagogie. Dès le début de son travail de metteuse en scène, elle plonge dans l’aventure d’une option théâtre avec Brigitte Jacques et le Théâtre de la Ville.
Pendant les sept années au Préau, Lucie Berelowitsch a considéré la transmission comme un vecteur important de son travail. Elle l’a conçue comme la mise à profit, dans un processus de groupe, d’une expertise et d’un point de vue pour alimenter des dynamiques circulaires, riches d’apprentissages aussi bien pour les pédagogues que pour les participant·es.
Ce volet s’est articulé dans la formation professionnelle des interprètes, à travers des partenariats avec les écoles nationales, dont l’école du TNS et l’école du Nord et dans un lien étroit et régulier avec La Cité-Théâtre de Caen, qui ont conduit aussi bien à des stages qu’à des créations. (Entre autres, Les Contes, crées avec les comédien·nes stagiaires de Caen et avec les élèves du TNS, en immersion dans le temps fort des Feux de Vire et Toutes leurs Robes Noires, crée à Vire en partenariat avec l’école du TNS). Le souhait de Lucie Berelowitsch est de maintenir ces actions de formation professionnelle sur le long terme.
La formation continue constitue également un axe important des projets pédagogiques, avec des stages régulièrement proposés aux professionnel·les, notamment en lien avec Les Chantiers Nomades.
à Cette saison, un travail se développe avec des lycéen·nes et jeunes guyanais·es en parcours intensif théâtre. Ce projet avec les jeunes générations issues de territoires ultramarins rejoint pleinement les axes de partage des cultures et de transmission, un engagement fort envers la diversité des récits et des héritages.
Grâce à un partenariat avec Isabelle Niveau, directrice du théâtre de l’Entonnoir de Kourou, un premier stage d’une semaine a été donné du 9 au 14 fév. 26 au 3bisF autour des questions de portage de projets et de mises en scène. Un second temps est ensuite prévu du 8 au 22 avril 2026 : Lucie Berelowitsch se rendra pendant deux semaines en Guyane pour approfondir cette recherche avec les étudiant·es et mettre en commun des matériaux créatifs en se penchant sur la question des croyances et de la sorcellerie sur le territoire en lien avec le spectacle Sorcières (titre provisoire) qui tournera en Guyane plus tard dans l’année.
Enfin, l’éducation artistique et le travail avec les amateur·ice·s, en particulier avec les options théâtres et les conservatoires, ont une place essentiel dans son travail. Dans sa pratique pédagogique, Lucie Berelowitsch privilégie les formats orientés vers des représentations, ceux-ci permettant de fédérer les groupes autour d’un objectif commun et d’expérimenter au mieux tous les médias que son travail met en jeu.
LA SOLIDARITÉ
Pour Lucie Berelowitsch, le travail artistique se mêle à un engagement politique fort qui a pris diverses formes, à la fois dans l’hospitalité et la construction de projets communs avec des artistes réfugié.e.s, issu.es de pays en guerre, et dans la formation et l’insertion.
Le Projet porté au Préau a permis que différentes cultures se rencontrent et dialoguent, du bocage à l’Ukraine en passant par Haïti et l’Afghanistan.
Ce volet s’est systématiquement construit et pensé avec des partenariats nouveaux, des coproductions, des financements complémentaires fléchés.
La continuité de cette démarche semble essentielle, et sera pensée dans le projet de la compagnie à venir, en attention avec les réalités budgétaires de la compagnie.